Escale du chasseur de mines français "Capricorne" dans le port de Split

Le bateau chasseur de mines français « Capricorne », commandé par le capitaine de corvette Patrick Belloeil, a fait escale du 30 septembre au 5 octobre dans le port de Split.

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Basé à Toulon, le « Capricorne » est le dernier d’une série de 13 bâtiments du même type. Il a pour charactéristiques principales une longueur de 51,5 m ; une largeur de 8,90m ; un tirant d’eau de 4 m ; un déplacement de 640 tonnes et une vitesses maximale de 13 nœuds. Il comprend un équipage de 48 personnes dont 4 officiers, 35 officiers mariniers et 9 quartiers maîtres et matelots.

Mis en service en 1987, il a bénéficié en 2004, comme tous les chasseurs de mines français, d’importants travaux de modernisation qui lui donnent désormais des capacités de détection de mines parmi les meilleures du monde. Il dispose pour cela d’une excellente discrétion magnétique et accoustique (silence de fonctionnement), une résistance remarquable aux explosions sous-marines et des capacités manœuvrières lui permettant d’évoluer en sécurité dans une zone miné. Il est également doté d’outils de détection et de traitement de l’information modernes et performants notamment en ce qui concerne le sonar propulsé à immersion variable, véritable mini submersible téléguidé capable de naviguer automatiquement à plus de 500 m sur l’avant du bâtiment. Le cœur du bâtiment, le « central opérations », représente ce qu’il y a plus de plus moderne dans le marine nationale française .

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La principale mission du « Capricorne » est d’assurer le libre-accès des ports militaires français (Brest, Toulon et Cherbourg) et des grands ports civils et de veiller à la libre-circulation des navires dans les eaux proches du territoire national.

Les missions du « Capricorne » peuvent également l’amener à guider un convoi de bâtiments à travers des routes dans une zone minée. En temps de crise, il peut également être intégré à une force d’intervention.

Cette escale concrétise les relations étroites dans le domaine de la coopération militaire bilatérale que la France et la Croatie ont développées depuis plusieurs années.

Ce n’est certes par la première fois qu’un bâtiment de la Marine nationale française fait escale en Adriatique. Depuis 1998, cinq bateaux de divers tonnages ont fait relâche, principalement à Split, Pula et Rijeka. La dernière escale remonte à novembre 2004 avec la frégate française « Courbet ».

Cette escale était l’occasion pour la Marine Nationale française de montrer son savoir-faire et ses capacités techniques et technologiques et d’échanger avec la Marine de Guerre croate son expérience et ses connaissances dans le domaine de la guerre des mines.

Dernière modification : 27/09/2012

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